Inde : Augmentation des morts subites chez les personnes vaccinées contre la Covid

Inde : Augmentation des morts subites chez les personnes vaccinées contre la Covid- 2

Les données officielles indiquent que le pays a enregistré une augmentation des décès liés aux effets secondaires du vaccin Covid, tels que les accidents vasculaires cérébraux, les caillots sanguins et les arrêts cardiaques. C’est ce que démontre une nouvelle étude indienne.

Ces résultats ont été publiés dans l ‘étude d’Abin Kulathunkal Rajan et al, intitulée « Serious adverse events following immunization and predictors of mortality associated with COVID-19 vaccination in India : a secondary data analysis of nationwide causality assessments », parue dans la revue Therapeutic Advances in Vaccines and Immunotherapy.

L’étude examine les effets indésirables graves consécutifs à la vaccination (AEFI) liés aux vaccins contre la Covid en Inde. Les chercheurs ont analysé les données officielles du gouvernement, qui fournissent des informations sur les taux de mortalité, les blessures, les handicaps et le statut vaccinal de la population.

Il est intéressant de noter que l’Inde est l’un des rares pays à ne pas avoir introduit de vaccins à ARNm lors de sa campagne de vaccination de masse. Les autorités indiennes ont refusé l’autorisation aux géants pharmaceutiques Pfizer et Moderna, comme indiqué en février 2021, de sorte que les vaccins ARNm n’ont jamais été utilisés dans ce pays. Au lieu de cela, le pays s’est appuyé sur Covishield, un vaccin à vecteur adénovirus d’AstraZeneca, et sur Covaxin, un vaccin à virus inactivé développé par la société indienne Bharat Biotech. Au cours de son étude, l’équipe de recherche a utilisé les rapports du Comité national AEFI du gouvernement indien. L’étude se concentre sur les rapports d’évaluation de la causalité publiés par le comité du ministère indien de la santé et du bien-être familial.

Les chercheurs ont déclaré qu’ils visaient à identifier les tendances en matière d’effets indésirables graves liés aux vaccins et à déterminer les facteurs prédictifs de la mortalité chez les personnes touchées.

Ils ont analysé un total de 2 708 événements indésirables graves survenus après la vaccination (AEFI). Les EIAS signalés comprenaient des décès et des réactions potentiellement mortelles telles que des arrêts cardiaques et des caillots sanguins. Toutefois, les maladies à long terme telles que le cancer, qui ont probablement entraîné d’autres décès, n’ont pas été enregistrées. Néanmoins, les données montrent une augmentation des taux de mortalité chez les personnes vaccinées contre la Covid.

L’étude a révélé que, surtout chez les hommes, les lésions cardiovasculaires étaient étroitement liées aux décès dus aux vaccins. Ces résultats soulèvent de sérieuses questions sur la surveillance de la sécurité des vaccins en Inde. L’étude évalue les rapports d’EIAS graves depuis le début de la campagne de vaccination en janvier 2021 jusqu’en mai 2023. Les principales sources de données et les paramètres de l’étude sont présentés ci-dessous :

Les données analysées comprenaient 2 708 rapports d’EIAS graves, classés par âge, sexe, type de vaccin, saisonnalité et localisation géographique.

  • Les catégories d’évaluation de la causalité comprenaient les réactions liées aux vaccins, les erreurs de vaccination, les événements médicaux coïncidents et les cas non classés.
  • Les méthodes statistiques ont fait appel à des modèles de régression logistique pour identifier les facteurs prédictifs indépendants de la mortalité.
  • Le critère d’évaluation principal était le décès ou la guérison après un épisode grave d’AEFI.
  • Covishield (le vaccin à vecteur adénovirus d’AstraZeneca/Oxford) a été à l’origine de 69,8 % des cas d’infections respiratoires aiguës.
  • Le Covaxin (vaccin à virus inactivé de Bharat Biotech) a été à l’origine de 12,8 % des cas.
  • Les vaccins russes Sputnik V et Corbevax ont fait l’objet de beaucoup moins de cas d’AEFI.

L’étude a révélé que 1 % des cas graves d’AEFI ont entraîné la mort. Les chercheurs ont noté que cela représentait un nombre significatif de décès. 58,9 % des cas d’EIAS ont nécessité une hospitalisation, mais les patients se sont rétablis. Selon les données, les personnes âgées (60 ans et plus) présentaient le risque le plus élevé de décès lié au vaccin. Les hommes avaient un taux de mortalité significativement plus élevé que les femmes.

Les cas d’AEFI dont la cause était répertoriée comme « indéterminée/non classée » présentaient un taux de mortalité cinq fois plus élevé que les AEFI catégorisées – un résultat troublant.

  • Parmi les systèmes organiques affectés, le système cardiovasculaire a été le plus touché.
  • Les complications neurologiques et gastro-intestinales, malgré leur gravité, présentaient des taux de mortalité nettement inférieurs.

En premier lieu, le taux élevé de cas « non classés » est très préoccupant. Un pourcentage choquant de 28,8 % des cas graves d’infections respiratoires aiguës a été classé comme « indéterminé/inclassable ». Or, ce sont ces cas qui sont le plus souvent associés à la mortalité. Cette causalité floue est un signe d’alerte important et soulève de sérieuses inquiétudes quant à la surveillance de la sécurité des vaccins et à la précision du diagnostic en Inde. Si près d’un tiers des cas graves ne sont pas résolus, comment les autorités sanitaires peuvent-elles atténuer efficacement les risques ?

Un autre signe d’alerte est l’augmentation alarmante des complications cardiovasculaires.

La prédominance des EIAS cardiovasculaires (31,3 %), et leur rôle significatif dans la mortalité – est cohérente avec les préoccupations mondiales concernant la myocardite et les événements thrombotiques induits par les vaccins. Le pourcentage élevé de cas d’EIAS non classifiés est particulièrement préoccupant. Lorsque la causalité ne peut être déterminée à ce point, la confiance du public dans la surveillance de la sécurité des vaccins s’en trouve ébranlée.

Voici le résumé de l’étude :

L’étude a analysé les données de 2 708 rapports d’effets indésirables graves examinés par le Comité national AEFI en Inde jusqu’en mai 2023. L’étude a révélé que de nombreux effets indésirables graves étaient survenus par coïncidence (45 %) ou étaient inclassables (29 %). La plupart de ces rapports provenaient de personnes ayant reçu le vaccin Covishield (70 %), tandis que moins de rapports provenaient de personnes ayant reçu le vaccin Covaxin (13 %). Parmi les effets indésirables graves signalés, 42 % ont entraîné la mort, tandis que 59 % ont donné lieu à une hospitalisation mais à un rétablissement. Les effets indésirables les plus fréquents concernaient le cœur (31 %), suivi du système respiratoire (13 %) et du système nerveux (13 %). L’âge et le sexe sont des facteurs importants, les adultes plus âgés et les hommes présentant un risque plus élevé d’effets graves. L’étude a également montré que les femmes, les personnes plus jeunes et celles ayant subi certains types d’effets indésirables présentaient un risque de décès plus faible. En outre, les effets indésirables graves signalés dans le nord et l’ouest de l’Inde et pendant l’hiver présentaient des caractéristiques différentes de celles observées dans d’autres régions et à d’autres moments. Dans l’ensemble, l’étude montre que l’âge élevé, le sexe masculin, les effets indésirables non classés et ceux affectant le système cardiovasculaire sont associés à des taux de mortalité plus élevés. Elle souligne la nécessité d’un suivi attentif des personnes qui présentent des effets indésirables graves après la vaccination, en particulier celles qui présentent un risque accru.

À l’avenir, les autorités indiennes chargées de la vaccination devront améliorer la transparence, renforcer les évaluations de sécurité en temps réel et adapter les politiques de vaccination afin de protéger les personnes les plus vulnérables.

Cependant, il est important de noter que de nombreuses études à grande échelle et des déclarations officielles des autorités sanitaires indiennes et du Conseil indien de la recherche médicale (ICMR) n’ont trouvé aucune preuve que la vaccination contre la Covid-19 augmente le risque de mort subite inexpliquée chez les jeunes adultes en Inde. En fait, ces études indiquent que la vaccination réduit le risque de mort subite inexpliquée, alors que des facteurs tels qu’une hospitalisation antérieure, des antécédents familiaux de mort subite, la consommation excessive d’alcool, l’usage de drogues et une activité physique intense peu avant le décès sont associés à un risque accru.

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