Source:Thomas Oysmüller
L’Italie a opposé une objection aux nouvelles règles sanitaires de l’OMS et a annoncé son rejet catégorique des changements. Elle suit ainsi explicitement la voie tracée par les États-Unis.
Les médias italiens ont unanimement rapporté samedi que Rome s’est également opposée au règlement sanitaire de l’OMS. Le délai expire aujourd’hui, samedi. Toutefois, l’Italie suit les États-Unis, Israël (et très probablement d’autres pays dont l’objection n’est pas encore connue) et rejette les modifications apportées aux règlements sanitaires, qui sont contraignants en vertu du droit international.
La Repubblica, par exemple, rend compte de l’objection italienne. Et voici un article traduit de l’édition imprimée de samedi du magazine La Verita:
Dans une lettre adressée à M. Ghebreyesus, le ministre de la santé rejette les nouvelles réglementations et restrictions qui s’appliqueraient à l’ensemble du pays en cas de pandémie. Elles serviraient également à restreindre notre liberté.
Non catégorique de l’Italie aux amendements au règlement sanitaire international (RSI) adoptés par l’Organisation Mondiale de la Santé le 1er juin 2024. Aujourd’hui, 19 juillet, est la date limite à laquelle l’Italie, comme les autres membres de l’OMS, devait décider d’accepter ou de rejeter les amendements, et avec le rejet formel communiqué par Schillaci en accord avec le Premier ministre Georgia Meloni, le risque de nouvelles réglementations et restrictions qui auraient porté atteinte à notre souveraineté nationale a été définitivement écarté.
Les amendements rejetés par le gouvernement italien seraient entrés en vigueur le 19 septembre de l’année prochaine sans nécessiter de procédure parlementaire ou de ratification supplémentaire. Ils auraient été contraignants et auraient contourné le débat démocratique [….].
Le refus de déléguer les mesures de politique sanitaire et les urgences à l’OMS sous la devise « One Health » et de renforcer ainsi le rôle, la marge de manœuvre et les pouvoirs du directeur de l’OMS, M. Ghebreyesus, a provoqué un soupir de soulagement chez les citoyens, les associations, les comités, les médecins et les juristes qui, depuis des mois, lançaient des appels répétés à l’approche du 19 juillet pour qu’ils rejettent massivement les amendements sans formuler de réserves.
Pour les pays qui rejettent les amendements, l’IRS actuelle restera en vigueur. Il ne s’agit pas non plus d’un retrait de l’OMS, mais au contraire d’un signal fort de mécontentement (également en ce qui concerne les exigences de censure dans l’UE), qui sera, espérons-le, suivi de l’ouverture d’un large débat sur les réformes nécessaires, comme l’a souligné à plusieurs reprises la commission médico-scientifique indépendante.
Ces changements permettront à l’OMS d’activer le règlement sanitaire international pour déclarer des urgences de santé publique de portée internationale (PHEIC). En outre, la direction de l’organisation pourra formuler des recommandations contraignantes sur les quarantaines ou les restrictions de voyage.
En rejetant ces exigences, on préserve l’autonomie de notre pays dans les décisions sanitaires d’urgence, qui sont centralisées sous le couvert d’une réponse globale et efficace aux nouvelles pandémies. En outre, l’Italie se soustrait ainsi à ses obligations de soutien et de fourniture de produits de santé en cas d’urgence, comme le prévoit l’OMS, qui a utilisé ses pouvoirs discrétionnaires pour ordonner une augmentation de la production et de la distribution.
Enfin, et c’est fondamental, le « NON » de l’Italie s’étend aux amendements qui auraient porté atteinte à la liberté de la presse et à la vie privée des citoyens dans les situations d’urgence sanitaire au nom d’une prétendue lutte contre la désinformation. Nous avons déjà vu, lors de la pandémie de COVID, avec quelle rapidité les droits et libertés fondamentaux ont été bafoués, alors imaginez ce que l’OMS ferait pour orchestrer le contrôle de l’information […].
« Avec cette décision, l’Italie fait preuve d’un grand courage en affirmant clairement sa souveraineté nationale dans la définition de la politique de santé. En effet, nous ne sommes pas les seuls à affirmer que le paquet d’amendements au Règlement sanitaire international adopté par consensus en 2024 donne à l’OMS des pouvoirs excessifs au niveau politique, organisationnel et surtout économique et financier », a souligné Marcello Gemmato, sous-secrétaire d’État à la santé de Fratella.
Et d’ajouter :« D’autres nations, comme les Etats-Unis, ont choisi la même voie. Nous rassurons les nostalgiques du duo Conte-Speranza : rejeter les amendements au règlement ne signifie pas se retirer de l’OMS. L’Italie continuera en effet à être membre de l’organisation et appliquera la version actuelle du règlement pour coopérer au niveau international sur les menaces sanitaires, mais sans accepter des conditions et des contraintes qui auraient eu un impact énorme sur notre système politique et économique« . M. Gemmato a conclu son intervention en remerciant le ministre Scillaci pour le document qu’il a envoyé à M. Ghebreyesus.
Cela signifie que trois pays ont officiellement rejeté les modifications (Italie, États-Unis, Israël), mais les observateurs sont certains qu’il y en a d’autres (Slovaquie, Iran, Russie, Corée du Nord), bien que l’OMS ne fournisse aucune information à ce sujet.





