Plainte pénale : Hallervorden poursuit Merz pour sa déclaration sur le « sale boulot ».

Plainte pénale : Hallervorden poursuit Merz pour sa déclaration sur le "sale boulot".- 2

Dieter Hallervorden poursuit Merz pour sa remarque sur le « sale boulot » – des accusations graves contre le chancelier !

Source : Epochtimes, 21 juin 2025 : Epochtimes, 21 juin 2025; Photo de couverture : deutschlandkurie.de

Que s’est-il passé ?

L’acteur, artiste de cabaret et avocat Dieter « Didi » Hallervorden poursuit le chancelier fédéral Friedrich Merz (CDU). L’artiste de cabaret, aujourd’hui âgé de 89 ans, a été rejoint par plusieurs autres militants. La raison en est la déclaration controversée faite par M. Merz mardi, en marge du sommet du G7 au Canada, au sujet de la guerre entre Israël et l’Iran.

« C’est le sale boulot qu’Israël fait pour nous tous », a déclaré le chancelier à la chaîne ZDF. « Je ne peux que dire que j’ai le plus grand respect pour le fait que l’armée israélienne, les dirigeants de l’État israélien, ont eu le courage de faire cela.

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Photo : www.new-facts.eu

Une vingtaine de collègues rejoignent Hallervorden

La plainte pénale aurait été reçue par le procureur général fédéral et le bureau du procureur de Berlin, comme le rapporte le Berliner Zeitung.

Parmi les quelque 20 partisans, on trouve l’ancien député du Parti de gauche Diether Dehm, Andrej Hunko (BSW) et le député européen Michael von der Schulenburg (BSW). Plusieurs artistes, musiciens et artistes de cabaret ont également signé la plainte de Hallervorden.

Incitation à une guerre d’agression ?

Les plaignants affirment dans leur requête : « Même si la déclaration est faite à l’étranger, ce qui n’aurait pas d’effet direct en droit pénal, elle est avant tout destinée à avoir un effet en Allemagne ».

Ils considèrent la déclaration du chancelier fédéral comme une violation de l’article 80a du code pénal allemand. Ce paragraphe fait également référence au code allemand des crimes contre le droit international (VStGB). Selon ce code, Merz aurait « incité à une guerre d’agression » en « multipliant les incitations propagandistes visant les sentiments du destinataire ».

Il s’agit plus précisément de l’article 13 du VStGB, qui traite du « crime d’agression ». Le paragraphe 2 est libellé comme suit « Quiconque planifie, prépare ou déclenche une guerre d’agression ou tout autre acte d’agression […] est puni de la réclusion à perpétuité ou d’une peine d’emprisonnement d’au moins dix ans. L’infraction […] n’est punissable que si [… phrase 2 :] elle crée le danger d’une guerre d’agression ou d’un autre acte d’agression contre la République fédérale d’Allemagne ».

Hallervorden et les cosignataires écrivent : « Cela devrait être considéré – à la fois eu égard au public allemand et aux populations souffrantes en Iran, au Liban et à Gaza – comme une incitation aux effets d’autant plus accentués qu’ils proviennent d’un chancelier fédéral ». L’adjonction des mots « pour nous tous » dans la déclaration de M. Merz, donne lieu à une « interprétation étroite, limitée au sens littéral sur le plan juridique ».

Référence également à la loi fondamentale et à la charte des Nations unies

M. Hallervorden et ses collègues accusent également le chancelier fédéral de violer l’article 26 de la Loi fondamentale. Cet article qualifie d’inconstitutionnelles les actions susceptibles de perturber la coexistence pacifique entre les peuples.

Les plaignants se réfèrent également aux articles 2.3 et 2.4 de la Charte des Nations Unies. Selon l’article 2.3, tous les membres des Nations Unies doivent régler leurs différends internationaux par des moyens pacifiques. Cela devrait permettre de maintenir la paix dans le monde.

L’article 2.4 stipule : « Tous les membres s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, ou de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations unies ».

Il reste à voir si le procès aura des conséquences pour Merz.

En quoi cela est-il pertinent ?

Un chancelier fédéral en exercice fait donc l’objet d’une accusation de possible propagande de guerre – une sensation juridique et politique ! L’accusation montre que le choix des mots a du pouvoir – surtout lorsque les hommes politiques au pouvoir s’expriment.

Politique: Le débat reflète les conflits sur la légalité et la moralité dans la gestion des conflits mondiaux.

Conclusion

Symbole de la nouvelle sensibilité, les mots sont aujourd’hui plus tranchants qu’autrefois.

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